combien gagne un jockey
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Les casaques colorées, les tribunes pleines, les allocations qui se chiffrent en centaines de milliers d’euros : les grandes courses font rêver. On imagine volontiers que les jockeys qui les remportent roulent sur l’or. La réalité est plus nuancée.

Alors, combien gagne un jockey ? Il n’existe pas de salaire unique. Un jockey perçoit surtout un pourcentage des gains de ses chevaux, de l’ordre de 10 % au galop à plat, 9 % à l’obstacle et 5 % au trot. Son revenu dépend donc de ses résultats, de sa discipline et de sa réputation. Dans cet article, vous allez comprendre comment un jockey est payé, ce qui fait varier ses revenus et ce qu’il lui reste réellement une fois les frais déduits.

Comment est rémunéré un jockey?

Un statut particulier: indépendant ou salarié

Contrairement à une idée répandue, le jockey n’est pas un salarié classique avec une fiche de paie identique chaque mois. Son statut varie selon sa situation.

Au galop, le jockey monte pour le compte de propriétaires, souvent pour plusieurs écuries différentes. On parle alors de jockey « volant ». Au trot, le driver est considéré comme le salarié de l’entraîneur qui l’emploie le temps de la course. Certains jockeys sont par ailleurs salariés d’une écurie et montent en priorité les chevaux de leur employeur.

Le statut social des jockeys reste d’ailleurs un sujet de débat dans la filière, notamment sur la protection sociale des jockeys volants.

Les trois sources de revenus

La rémunération d’un jockey repose sur trois éléments :

  • Le prix de monture : une somme fixe versée à chaque course, que le cheval gagne ou non. Elle couvre la prestation du jockey.
  • Le pourcentage sur les gains : si le cheval termine bien classé, le jockey touche une part de l’allocation remportée. C’est la partie la plus importante pour les professionnels qui gagnent régulièrement.
  • Les primes et contrats : primes offertes par certains propriétaires après une grande victoire, contrats de retenue auprès d’une écurie, parfois partenariats publicitaires pour les jockeys les plus connus.

À retenir : un jockey gagne un montant fixe par monte, auquel s’ajoute un pourcentage des gains. Plus il monte de chevaux et plus il gagne, plus son revenu augmente.

Le salaire d’un jockey selon sa discipline

Le métier de jockey recouvre plusieurs réalités. Les pourcentages et les conditions d’exercice changent d’une discipline à l’autre.

Jockey de plat

Le jockey de plat monte sur des distances courtes ou moyennes, sur des pistes sans obstacle. Il perçoit en général 10 % de l’allocation remportée par le cheval. Les écarts de revenus sont considérables. Un jeune jockey qui monte peu de partants gagne modestement. Un jockey confirmé, régulièrement retenu dans les courses de Groupe, peut au contraire vivre très confortablement.

Jockey d’obstacles

Le jockey d’obstacles (haies et steeple-chase) touche en général 9 % de l’allocation. Les montants globaux des courses sont souvent plus faibles qu’en plat, et les risques de chute bien plus élevés. C’est un point à garder en tête quand on compare les revenus.

Driver de trot

Au trot, le pourcentage habituel est de 5 %. Cette part plus faible est compensée par un nombre de courses très important : les drivers participent à de nombreuses réunions chaque semaine. Beaucoup sont aussi entraîneurs, ce qui leur procure une seconde source de revenus.

Apprenti jockey

L’apprenti est un jeune en formation, employé par un entraîneur. Il perçoit un salaire d’apprenti, qui évolue selon son âge et son année de formation. Il peut aussi toucher un pourcentage sur ses victoires et bénéficie d’une décharge de poids, un avantage qui lui permet d’être plus facilement choisi par les entraîneurs.

Tableau comparatif

DisciplinePart sur les gainsParticularités
Galop (plat)environ 10 %Revenus très variables selon le niveau
Galop (obstacles)environ 9 %Risques de chute plus élevés
Trot (driver)environ 5 %Nombreuses courses, souvent cumulées avec l’entraînement
Apprentisalaire d’apprenti + pourcentage éventuelStatut de formation, décharge de poids

Combien gagnent les meilleurs jockeys du monde?

Gains des chevaux et revenus du jockey: ne pas confondre

C’est l’erreur la plus fréquente. Quand vous lisez qu’un jockey « a remporté 5 millions d’euros dans l’année », il s’agit des gains cumulés par les chevaux qu’il a montés. Le jockey n’empoche qu’une petite fraction de cette somme.

Prenons un exemple simple. Si un cheval gagne une course dotée de 100 000 € pour le vainqueur, un jockey de plat touche environ 10 %, soit 10 000 € bruts. Sur cette somme, il règle encore ses frais, son agent et ses cotisations.

Des écarts importants selon les pays

Les revenus dépendent aussi du pays où l’on court. Les allocations sont particulièrement élevées dans certaines grandes places hippiques comme Hong Kong, le Japon, l’Australie ou les États-Unis. Au Royaume-Uni, en Irlande et en France, le système repose aussi sur des pourcentages, mais les montants des courses ne sont pas les mêmes.

Les meilleurs jockeys mondiaux, comme Ryan Moore, Zac Purton ou, en France, Christophe Soumillon, ont atteint un niveau de revenus que très peu de professionnels peuvent espérer. Ils se partagent les plus belles courses, car les propriétaires veulent s’assurer les services des meilleurs. Cette concentration crée un fossé énorme entre le sommet de la profession et la grande majorité des jockeys.

Ce qui fait varier les revenus d’un jockey (et ce qu’il lui reste vraiment)

Les facteurs de variation

Plusieurs éléments expliquent des revenus très différents d’un jockey à l’autre :

  • Le palmarès et la notoriété : un jockey qui gagne attire les meilleurs chevaux.
  • Le nombre de montes : plus il court, plus il perçoit de prix de monture et de pourcentages.
  • La qualité des chevaux : monter des favoris dans de grandes courses rapporte davantage que monter des outsiders dans des courses modestes.
  • Les contrats avec les propriétaires : être « retenu » par une grande écurie assure des montes régulières de qualité.

Les charges et les frais

Le revenu brut d’un jockey ne reflète pas ce qu’il garde. Il doit généralement payer :

  • Son agent, qui organise ses montes, souvent rémunéré environ 10 % de ses gains.
  • Ses cotisations sociales, son assurance et sa licence.
  • Ses déplacements, parfois très nombreux d’un hippodrome à l’autre.
  • Son matériel : selle, bottes, casaque, protections.
  • Une contribution à l’association des jockeys, en France, ainsi qu’une cotisation annuelle d’adhésion.

À cela s’ajoute le suivi du poids et de la santé, indispensable dans un métier où quelques kilos comptent.

Revenu brut ou net: la vraie question

Un jockey qui annonce un chiffre élevé parle souvent de revenus bruts. Une fois les frais et les charges retirés, la somme réellement disponible est nettement plus faible. Les paiements sont par ailleurs versés par l’intermédiaire de France Galop, à intervalles réguliers, ce qui oblige les jockeys à gérer une trésorerie irrégulière.

Un métier à risque: le revenu justifie-t-il l’effort?

Des contraintes physiques et financières

Pour un jockey, se blesser, c’est cesser de gagner. Une chute peut entraîner plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’arrêt, sans prix de monture ni pourcentage. Pour un jockey indépendant, la perte de revenus est immédiate.

Il faut aussi tenir compte de la gestion du poids, qui impose une discipline alimentaire stricte, et d’une carrière relativement courte, car la condition physique compte beaucoup. Les jockeys se lèvent tôt, enchaînent les entraînements, les déplacements et les courses, souvent sept jours sur sept.

Comment devenir jockey et progresser

Il n’existe pas de diplôme obligatoire pour devenir jockey. Le parcours habituel passe par une formation en école de jockeys, comme celles de l’AFASEC en France, avec un contrat d’apprentissage chez un entraîneur. Un candidat doit obtenir une licence auprès de France Galop. L’âge minimum est de 16 ans, et la première demande de licence doit être déposée avant 35 ans.

Ensuite, tout se joue sur les résultats : l’apprenti devient jockey confirmé, puis, s’il gagne régulièrement, il est choisi pour de plus grandes courses. Pour en savoir plus sur le métier, consultez notre article dédié à la formation de jockey.


Alors, combien gagne un jockey ? Tout dépend de sa discipline, de ses résultats et de sa notoriété. Quelques stars des grandes courses perçoivent des sommes importantes. La grande majorité des jockeys vivent de pourcentages modestes, partagés avec leur agent et amputés par de nombreux frais.

C’est un métier de passion, exigeant et risqué, où la réussite se mesure autant en victoires qu’en régularité.

FAQ sur le salaire des jockeys

Combien gagne un jockey par course?

Il perçoit un prix de monture, quel que soit le résultat, et un pourcentage de l’allocation si son cheval est bien classé. Au galop à plat, ce pourcentage est d’environ 10 % pour une victoire.

Combien gagne un jockey débutant?

Un jockey débutant gagne généralement peu, car il monte moins de chevaux et dans des courses modestes. Un apprenti perçoit un salaire d’apprenti, plus un éventuel pourcentage sur ses victoires.

Qui est le jockey le mieux payé au monde?

Il n’existe pas de classement officiel des revenus. Les meilleurs jockeys sont généralement ceux qui courent à Hong Kong, au Japon, en Australie, aux États-Unis ou dans les grandes courses européennes. Les classements publiés portent le plus souvent sur les gains des chevaux, pas sur les revenus personnels.

Les jockeys touchent-ils un pourcentage des gains?

Oui. En France, il s’agit d’environ 10 % au galop à plat, 9 % à l’obstacle et 5 % au trot, pour une victoire.

Quelle différence de rémunération entre jockey et driver?

Le driver de trot touche un pourcentage plus faible (environ 5 %), mais il court beaucoup plus souvent. Il est aussi fréquemment entraîneur, ce qui lui apporte des revenus complémentaires.