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L’allure du trot, avec son rythme cadencé et sa grâce équilibrée, occupe une place centrale dans le monde de l’équitation, tant pour les cavaliers débutants que pour les professionnels aguerris.

Cet article se propose de plonger au cœur de cette allure fascinante, en explorant d’abord le mécanisme du trot, complexe et élégant, qui témoigne de la remarquable synergie entre le cheval et son environnement. Nous dévoilerons les secrets de cette danse à deux temps, où chaque foulée et chaque suspension en l’air racontent une histoire de force, de coordination et d’élégance naturelle.

Puis, nous tournerons notre attention vers le travail au trot en équitation, une composante essentielle de l’entraînement qui façonne l’endurance, la souplesse, et la complicité entre le cheval et son cavalier.

Comprendre le mécanisme du trot du cheval

Le trot chez le cheval est une allure symétrique qui se caractérise par un mouvement dans lequel les membres se déplacent en paires diagonales. Concrètement, cela signifie que l’antérieur gauche du cheval se déplace en même temps que le postérieur droit, et vice versa. Entre chaque foulée (ou changement de diagonal), il y a un moment où le cheval est en suspension, c’est-à-dire qu’aucun de ses pieds ne touche le sol.

Le trot est considéré comme une allure à deux temps, car le mouvement des membres crée deux battements clairs à chaque cycle complet. Il est souvent utilisé comme une allure de travail intermédiaire pour l’entraînement des chevaux, car il peut être maintenu sur de longues périodes et est bénéfique pour le développement de la force et de l’endurance du cheval. En compétition de dressage, le trot est évalué pour sa régularité, son amplitude et sa capacité à montrer l’équilibre et l’harmonie entre le cheval et son cavalier.

Le cheval en mouvement

Auteur: Haras de la Cense
Editeur: Delachaux

Le mécanisme du trot

Le mécanisme du trot chez le cheval est fascinant et montre l’incroyable coordination et puissance de ces animaux. Au trot, le cheval se déplace en utilisant une séquence de mouvements bien définie qui implique ses quatre membres. Voici une description plus détaillée du mécanisme du trot du cheval.

1. Phase de suspension

Le trot commence par une phase de suspension, pendant laquelle tous les membres du cheval sont en l’air. C’est un instant où le cheval ne touche pas le sol.

2. Descente et impact

Après la phase de suspension, un bipède diagonal atteint le sol. L’antérieur gauche et le postérieur droit, par exemple, frappent presque simultanément le sol. Cette phase absorbe une partie de l’impact de l’atterrissage grâce à la flexibilité des articulations et à la force musculaire.

3. Support diagonal

Une fois que ces membres sont au sol, ils fournissent le support nécessaire pour le corps du cheval. Pendant ce temps, l’autre bipède diagonal (antérieur droit et postérieur gauche dans notre exemple) se prépare à frapper le sol.

4. Propulsion

Les membres au sol poussent contre le sol, fournissant la force nécessaire pour propulser le corps du cheval vers l’avant. Cette poussée est cruciale pour la transition vers la prochaine phase de suspension.

5. Transition et nouvelle phase de suspension

Alors que le cheval se propulse vers l’avant, le bipède diagonal opposé se prépare à atterrir. L’instant avant que cette nouvelle paire de pattes touche le sol marque le début d’une autre phase de suspension, où le cheval est de nouveau entièrement en l’air.

Ce cycle se répète, permettant au cheval de maintenir un mouvement fluide et régulier. Le trot est unique en ce sens qu’il offre un rythme constant et peut être facilement maintenu sur de longues distances, ce qui en fait une allure à la fois pratique pour le travail quotidien et impressionnante dans les compétitions sportives équestres.

mécanisme du trot cheval
Crédit photo – Guide fédéral Galop 3 FFE

Le travail au trot du cheval

Le travail au trot en équitation vise à améliorer la condition physique, la coordination, et les compétences à la fois du cheval et du cavalier. Cette allure, située entre le pas et le galop, est idéale pour de nombreux aspects de l’entraînement équestre grâce à son rythme régulier et à la possibilité qu’elle offre de travailler sur l’équilibre, la souplesse et la force.

1. Le trot en équitation

En équitation, différents types de trot sont utilisés selon le niveau de formation du cheval, les besoins de l’entraînement, ou les spécificités d’une discipline équestre.

Maintenant que vous connaissez le mécanisme du trot du cheval, voici les principaux types de trot pratiqués en équitation:

  • Trot assis – Le cavalier reste assis dans la selle, suivant le mouvement du cheval sans se lever du siège à chaque foulée. Cela demande une bonne assiette, une souplesse des hanches et une forte stabilité abdominale pour absorber le mouvement du cheval. Le trot assis permet un contact plus fin et une meilleure communication avec le cheval, étant souvent utilisé dans le dressage avancé.
  • Trot enlevé – Le cavalier se lève et s’abaisse alternativement à chaque seconde foulée du cheval, ce qui facilite le travail de l’animal et rend l’allure plus confortable pour le cavalier. Ce type de trot est couramment utilisé pour l’entraînement général et la randonnée, car il allège le poids sur le dos du cheval.
  • Trot de travail – C’est un trot à une vitesse modérée, ni trop lent ni trop rapide, qui est utilisé pour l’entraînement et la mise en condition du cheval. Le trot de travail est le trot de base dans de nombreuses disciplines équestres, offrant un bon équilibre entre l’impulsion et le contrôle.
  • Trot allongé – Dans ce trot, le cheval étend davantage ses foulées tout en conservant un rythme régulier. Il nécessite une bonne impulsion de l’arrière-train et une capacité à se porter en avant. Le trot allongé est souvent vu dans les compétitions de dressage, où il démontre la capacité du cheval à se déplacer avec puissance et élasticité.
  • Trot rassemblé – Ici, le cheval fait des pas plus courts et plus élevés, avec une plus grande flexion des articulations. Le trot rassemblé demande beaucoup de contrôle et d’équilibre, tant pour le cavalier que pour le cheval, et est un élément clé du dressage de haut niveau.
  • Trot moyen – C’est une allure intermédiaire entre le trot de travail et le trot allongé, où le cheval commence à allonger ses foulées mais sans atteindre l’amplitude du trot allongé. Le trot moyen sert de transition vers les allures plus exigeantes et aide à développer l’impulsion.

Chaque type de trot a ses spécificités et requiert une formation appropriée du cavalier et du cheval pour être exécuté correctement. L’utilisation de ces différents trots varie selon les objectifs d’entraînement, les compétences du cavalier et les exigences des disciplines équestres.

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trot cheval

2. Comment trotter sur le bon diagonal?

Trotter sur le bon diagonal est un concept important en équitation, spécifiquement lorsqu’on pratique le trot enlevé. Le « diagonal » fait référence au bipède diagonal du cheval qui se déplace simultanément: un membre avant et le membre arrière opposé. Comme nous l’avons expliqué dans le mécanisme du trot, dans cette allure le cheval avance en déplaçant alternativement ses membres en diagonale.

Lorsque le cavalier trotte « sur le bon diagonal », cela signifie qu’il se lève et s’assoit en synchronisation avec le bipède diagonal qui est en train de se déplacer. Plus précisément, le cavalier doit se lever quand l’antérieur extérieur du cheval se déplace vers l’avant et s’asseoir quand il se déplace vers l’arrière. Si le cheval tourne, être sur le bon diagonal aide à mieux équilibrer le cheval dans le virage en soutenant son mouvement naturel.

Plus simplement dit:

  • Lorsque le cheval se déplace sur une piste à main droite, le cavalier est sur le bon diagonal s’il se lève lorsque l’antérieur gauche (à l’extérieur) se déplace vers l’avant.
  • Lorsque le cheval se déplace sur une piste à main gauche, le cavalier est sur le bon diagonal s’il se lève lorsque l’antérieur droit (à l’extérieur) se déplace vers l’avant.

Pour vérifier qu’ils sont sur le bon diagonal, les cavaliers jettent souvent un coup d’œil rapide vers l’antérieur extérieur du cheval pour s’assurer qu’ils se lèvent lorsque cette jambe se projette vers l’avant. Avec de l’expérience, le cavalier peut ressentir sur quel diagonal il trotte enlevé, sans avoir à regarder.

Enfin, changer de diagonal au trot enlevé est également important lors de changements de direction pour maintenir l’équilibre et l’harmonie dans le mouvement et muscler le cheval de manière plus homogène.

Trotter sur le bon diagonal est crucial pour le bien-être du cheval, permettant une répartition plus équilibrée du poids du cavalier et aidant à prévenir la fatigue musculaire asymétrique chez le cheval. Cela démontre également la compétence et la sensibilité du cavalier à suivre et à améliorer le mouvement naturel de son cheval.